Les Décloîtrés

Les Décloîtrés chez Cloître

Ce Mardi 24 mars, nous nous sommes joints à Nina, Laura et leur responsable pédagogique, Patrice Guinche, l’équipe partenaire de LISAA chargée de la conception graphique du projet, pour visiter la plus grosse imprimerie de Bretagne : Cloître. Il en sortira sous peu notre « bébé » tant attendu: le 5ème numéro papier des Décloîtrés de l’IEP de Rennes.

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C’est après avoir bravé les intempéries sur la route de Rennes à Brest, menés par Claire Philbee, attachée commerciale de Cloître, que nous sommes arrivés, sous le soleil finistérien, à destination. Là, nous avons reçu un accueil des plus chaleureux de la part des membres de l’imprimerie. Jus de pomme et madeleines – produits locaux comme il se doit – nous ont donné l’énergie nécessaire pour notre périple dans l’univers de l’impression.
Après avoir poussé la porte de cette antre à « l’hydrométrie contrôlée » nous nous avons pris conscience que nous pénétrions dans un monde qui nous était en tous points étranger. Toutefois, bienveillant, le directeur commercial de Cloître, Philippe Merer nous a guidés, sans nous semer, dans la jungle d’imprimantes offset, à encre ou à ultraviolets, d’imprimantes numériques, de tables de rainurage et des découpeuses laser.
Puis est venue l’heure de la signature des calages, avec l’apposition de la mention B.A.R – « Bon A Rouler » … en 7 000 exemplaires – qui a été le véritable moment fort, et symbolique, de la journée : le processus était lancé, plus de marche arrière envisageable. Enfin nous touchions du doigt l’aboutissement de ce travail d’équipe. Enfin, le voilà qui devient concret, le voilà qui prend forme, le voilà qui prend vie sous nos yeux.
Nous avons vu, feuille par feuille, à une vitesse impressionnante, tomber les premiers cahiers, appelés calages dans ce monde parallèle, et défiler les titres de nos articles : « Si Séville nous était contée »; « Les Moumines » … Que d’émotions !
Tout au long du tirage, Maude, responsable de « La Machine Qui Imprime L’Intérieur Du Magazine » (en langage universel), seule qualifiée pour conduire cette machine de pointe – et seule femme du département industriel de l’imprimerie- surveillait le processus d’ajustement colorimétrique.
Nous avons également été initiés à la notion de points de trame. Vous apprécierez d’ailleurs en lisant le numéro papier le fait que les aplats de couleur et les photos soient d’une netteté incomparable grâce au choix de points de trame réguliers; c’est-à-dire quelques cent-soixante-cinq points d’application de couleur par centimètre carré, disposés en lignes et colonnes parfaites (nous avons vérifié à la loupe). Vous aurez aussi l’occasion d’éprouver le toucher spécifique au magazine qui sera recouvert d’une couche soft-touch qui comblera vos sens !

En attendant de le tenir entre vos mains, de le sentir, de l’inspecter sous toutes ses reliures, nous vous faisons, par la présente, part de son état de maturité avancée : attention, il arrive ! Assurez-vous d’avoir le vôtre !

Maxence Dubar et Chloé Mecqinion

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