Les Décloîtrés

Arthur Sautrel – Inde

En arrivant en Inde, je m’attendais à …

Avoir un choc culturel, c’est chose faite. Je m’étais préparé psychologiquement à « prendre une claque » mais jamais je n’aurais imaginé que ce soit si violent les premiers jours et les premières heures.

Dès la sortie de l’aéroport, j’ai fait quatre heures de taxi, pour rejoindre Pondichéry. La première expérience avec la conduite indienne est surprenante et un peu effrayante. Dans les rues l’étonnement est partout : l’effervescence de la vie indienne, des temples et des beaux bâtiments se dressent régulièrement.

La pauvreté présente partout est aussi un choc. On ne passe pas inaperçu avec nos airs de touristes donc les sollicitations sont nombreuses et ça fait toujours un peu mal de voir des enfants vous demander de l’argent…

A quoi ressemble une journée ordinaire à Pondichéry ?

Elle commence assez tôt. Vers 6 heures du matin, le soleil se lève et les indiens font de même. Ils profitent de la fraicheur du matin pour faire des activités, comme marcher le long de la plage, ou les tâches de la maison. Un moment important de la journée reste la sieste.

Avec la chaleur, la ville est plutôt calme entre 14 et 16 heures. Difficile de trouver un rickshaw éveillé ou qui veuille bien sortir de sa sieste pour vous transporter. Les magasins, qui ouvrent tôt et ferment très tard, baissent le rideau pendant une partie de l’après-midi. La vie nocturne est calme.

Alors que la ville semble hyper-active la journée, quand les klaxons résonnent sans cesse, les rues sont désertes la nuit. Au niveau de la vie étudiante, les soirées ne s’éternisent jamais beaucoup. Les bars ferment pour la plupart vers 23 heures et il n’y a pas vraiment de boîtes de nuit comme en France.

Existe-t-il un mot courant en tamoul et intraduisible en français ?


Les tamouls utilisent beaucoup deux petits mots : « ana » et « aka ». On pourrait les traduire respectivement par « grand frère » et « grande sœur » mais dans la pratique ça ne se limite pas aux proches.

Si vous souhaitez interpeller une personne, que ce soit un serveur, un rickshaw ou n’importe qui, « ana » et « aka » feront lever la tête de l’inconnu.

Si j’avais su j’aurais…

Plus préparé mon corps aux épices. Les premiers jours, la découverte se fait aussi dans l’assiette et certains indiens ont plutôt la main lourde sur les épices. Pour quelqu’un qui n’est pas habitué à manger épicé, les repas peuvent réserver quelques surprises. Terminer son plat peut devenir une épreuve…

Apu Winicunca, Pérou arrow-right
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