Les Décloîtrés

Constance Horeau – Chili

En arrivant au Chili, je m’attendais à…

Un grand dépaysement culturel et linguistique, à une société pleine de la chaleur latinoaméricaine qu’on idéalise souvent en Europe, où l’on danse la salsa dans la rue jusqu’à la tombée de la nuit. Finalement, il faut avouer que le choc n’a pas été vraiLa Moneda - Santiagoment radical. Le Chili est avec l’Argentine et l’Uruguay le pays d’Amérique du Sud le plus « européisé ».

Les beaux quartiers de la capitale, Santiago, où j’ai vécue six mois, sont très similaires aux nôtres, si on occulte les nombreux gratte-ciels et les palmiers. Par contre, les quartiers moins riches de la capitale apportent eux beaucoup plus d’étonnement.

Quant à la chaleur latino-américaine, en effet les Chiliens sont des personnes très accueillantes et sympathiques mais sans tomber dans le cliché que je pouvais avoir. Ils ne dansent pas énormément la salsa mais plutôt la cumbia, la cueca (danse traditionnelle) ou le reggaeton. L’année dernière, une amie chilienne m’avait dit que les Chiliens étaient les Européens d’Amérique du Sud car ils ne dansaient pas aussi bien que leurs voisins Colombiens ou Argentins, et je crois pouvoir le confirmer partiellement.

A quoi ressemble une journée ordinaire au Chili ?

La vie à Santiago (métropole qui concentre le tiers de la population chilienne)  peut être très différente de celle vécue dans les régions, dont je ne peux pas parler. Concernant la capitale, la journée commencerait dans le bruit, l’animation et la pollution, la ville étant congestionnée et enfumée par les véhicules toute l’année, ce qui entraîne un « smog » (brouillard) qui masque la Cordillère des Andes entourant la ville.

Si vous décidez de prendre le métro, il faudra rester patient, il est totalement bondé en heure de pointe, au point qu’il n’est pas rare de laisser passer quatre-cinq rames avant de pouvoir se faufiler. Idem pour le trajet du retour le soir.

Si c’est l’été (décembre à mars), il faudra aussi supporter une journée très chaude, avoisinant les 30-35 degrés, que la pollution et le manque d’air dans une ville en cuvette comme Santiago ne feront qu’aggraver. D’ailleurs, pour se protéger du soleil chilien très fort et de ses rayons UV dû à une couche d’ozone très fine, certains Chiliens mettent de la crème solaire chaque jour, afin d’éviter de se retrouver « quemado » (brûlé).

Un mot courant et intraduisible en français ?

Un mot que les Chiliens disent énormément est « buena onda ». Son sens réel est difficilement traduisible, il sert à caractériser une personne « cool », sympathique, drôle, avec qui il fait bon passer du bon temps. La version contraire, « mala onda » est bien sûr aussi possible.

Si j’avais su, j’aurais…

Amené plus de produits français ici, culinaires dans les moments où une envie de cuisine française se faisait sentir, ainsi que des produits basiques, comme les produits d’hygiène, de beauté, qui sont plus chers ici, surtout si ce sont des produits français importés. J’aurais également revu mon budget à la hausse, la vie au Chili étant aussi chère qu’en Europe, voire plus pour la nourriture en supermarché par exemple.

http://jactiv.ouest-france.fr/campus/billet-bout-monde-constance-au-chili-73095

 

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