Les Décloîtrés

Le forum des mobilités, qui a eu lieu ce jeudi 6 octobre au sein de l’IEP de Rennes, a été l’occasion pour les futurs expatriés d’échanger avec les étudiants rentrés en France depuis seulement quelques mois. Mathilde Peyrègne, Enaël Février et Agathe Foucher sont allées à la rencontre des futurs et ex-voyageurs pour les Décloîtrés.

Si l’année de mobilité est source d’inquiétudes pour les étudiants de 2e année, c’est avec beaucoup d’enthousiasme voire de nostalgie que les 4e année l’abordent. Pour beaucoup, cette année de mobilité, que ce soit en stage ou en université, a été une expérience humainement très riche et formatrice.

Les craintes et les innombrables questions des futurs voyageurs, comme14589794_10210704559800160_4192391132812964527_o la peur de se retrouver seul ou de ne pas s’intégrer, sont très vite relativisées par les 4e année. En effet, une premre solidarité se crée souvent spontanément entre les étudiants étrangers. Puis l’intégration à la vie étudiante locale se fait petit à petit grâce à des systèmes de tutorat entre étudiants étrangers et locaux, à l’université par exemple. Le conseil, un peu cru mais partagé par beaucoup de 4e année, est de « ne pas rester qu’entre Français » afin de s’immerger totalement dans la culture locale. D’autant que la majorité de ces étudiants dit avoir été accueillie par des personnes très chaleureuses et souriantes.

Les interrogations des deuxième année concernant le fameux « coup de blues des premières semaines à l’étranger » sont alors évincées, au profit d’un autre problème qu’ils n’avaient pas anticipé : comment gérer la nostalgie lors du retour en France ? Certains quatrième année affirment mettre du temps à se réadapter à la vie française, regrettant déjà l’année passée : « la troisième année, tu passes deux ans à la préparer et à angoisser, puis deux ans à la regretter ».

Ces témoignages, à la fois très enthousiastes et nostalgiques, ne peuvent que rassurer et renforcer l’envie de partir des futurs expatriés. Et peu à peu, la peur du départ pourrait se transformer en une angoisse… du retour.

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