Les Décloîtrés

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Inde: Ahmenabad, Bangalore

Retour du Bout du monde 2 : Ahmenabad, Bangalore

 

Dans cette nouvelle série de vidéos, en partenariat avec Sciences Po Rennes TV, les 4A retournent sur leur année à l’étranger, parlent de leur conseils, souvenirs et déconvenues qui ont marqué leur voyage.

Dans cet épisode 2 Jeanne, Anaïs et Fabrice racontent leur stage en Inde pendant leur troisième année à l’étranger.

 

 

 

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Arthur Sautrel – Inde

En arrivant en Inde, je m’attendais à …

Avoir un choc culturel, c’est chose faite. Je m’étais préparé psychologiquement à « prendre une claque » mais jamais je n’aurais imaginé que ce soit si violent les premiers jours et les premières heures.

Dès la sortie de l’aéroport, j’ai fait quatre heures de taxi, pour rejoindre Pondichéry. La première expérience avec la conduite indienne est surprenante et un peu effrayante. Dans les rues l’étonnement est partout : l’effervescence de la vie indienne, des temples et des beaux bâtiments se dressent régulièrement.

La pauvreté présente partout est aussi un choc. On ne passe pas inaperçu avec nos airs de touristes donc les sollicitations sont nombreuses et ça fait toujours un peu mal de voir des enfants vous demander de l’argent…

A quoi ressemble une journée ordinaire à Pondichéry ?

Elle commence assez tôt. Vers 6 heures du matin, le soleil se lève et les indiens font de même. Ils profitent de la fraicheur du matin pour faire des activités, comme marcher le long de la plage, ou les tâches de la maison. Un moment important de la journée reste la sieste.

Avec la chaleur, la ville est plutôt calme entre 14 et 16 heures. Difficile de trouver un rickshaw éveillé ou qui veuille bien sortir de sa sieste pour vous transporter. Les magasins, qui ouvrent tôt et ferment très tard, baissent le rideau pendant une partie de l’après-midi. La vie nocturne est calme.

Alors que la ville semble hyper-active la journée, quand les klaxons résonnent sans cesse, les rues sont désertes la nuit. Au niveau de la vie étudiante, les soirées ne s’éternisent jamais beaucoup. Les bars ferment pour la plupart vers 23 heures et il n’y a pas vraiment de boîtes de nuit comme en France.

Existe-t-il un mot courant en tamoul et intraduisible en français ?


Les tamouls utilisent beaucoup deux petits mots : « ana » et « aka ». On pourrait les traduire respectivement par « grand frère » et « grande sœur » mais dans la pratique ça ne se limite pas aux proches.

Si vous souhaitez interpeller une personne, que ce soit un serveur, un rickshaw ou n’importe qui, « ana » et « aka » feront lever la tête de l’inconnu.

Si j’avais su j’aurais…

Plus préparé mon corps aux épices. Les premiers jours, la découverte se fait aussi dans l’assiette et certains indiens ont plutôt la main lourde sur les épices. Pour quelqu’un qui n’est pas habitué à manger épicé, les repas peuvent réserver quelques surprises. Terminer son plat peut devenir une épreuve…

Enora- Pondichéry

//Enora- Pondichéry//

 

On entend souvent que l’Inde, on l’aime ou on la déteste. En réalité, on peut sûrement se trouver dans un entre-deux, mais au delà de ce clivage radical, il est sûr qu’en décidant d’aller y passer un an, on accepte de sortir de sa zone de confort. Rencontre avec Enora, partie durant sa 3A en stage à Pondichéry, ancienne colonie française du Sud-Est de l’Inde, où les codes culturels occidentaux se mêlent aux traditions indiennes.

 

©Enora Guérif

 

Quelle est la première chose qui t’a frappée quand tu es arrivée en Inde ?

Je savais que l’arrivée en Inde serait un choc. J’ai eu la sensation de plonger dans un autre univers, à peine arrivée et sortie de l’aéroport, j’ai senti la chaleur lourde qui est une constante là-bas et j’ai pris mon premier taxi. Je suis juste restée collée à la vitre, émerveillée de voir autant de vie, de couleurs et de bazar, en voyant défiler tous les quartiers de Chennai, puis la campagne en sortant de la ville. Ma première impression a aussi été liée à la manière de conduire de mon gentil taxi, le baptême de conduite à l’indienne c’est vraiment quelque chose ! Finalement, l’Inde était exactement comme je l’imaginais, mais là ça devenait réel et palpable. On sent en arrivant en Inde qu’on ne contrôle pas grand chose, il faut se laisser porter par les premières journées et ne pas s’inquiéter d’être un peu déboussolée.

Par rapport à la langue, l’adaptation a-t- elle été plus compliquée que ce à quoi tu t’attendais ?

Le fait que l’anglais soit parlé par les indiens même si ce sont des rudiments aide beaucoup dans la vie quotidienne, mais il faut quand même quelques jours pour s’habituer à l’accent. Chaque région a en quelque sorte créé son propre anglais en le mélangeant aux accents locaux voire en créant des expressions qui n’existent pas du tout en anglais. Je trouve que ça valait vraiment le coup d’apprendre des bases en tamoul (la langue du Tamil Nadu), même si c’est une langue très complexe. Connaître un minimum la langue ouvre vraiment des portes, les gens sont touchés de sentir que l’on s’intéresse à leur langue. Le Tamil Nadu est en plus une région à l’identité très forte, ils sont très fiers de leur langue qui a plus de 2000 ans.
En plus de la langue, il y a aussi toute une manière de s’exprimer par les gestes et avec la tête. On finit par s’y habituer… après quelques quiproquos ! Un exemple flagrant : pour dire oui il faut pencher sa tête d’une épaule à l’autre et non de haut en bas.

Une anecdote sur des coutumes que tu ne connaissais pas et auxquelles tu as été confrontée ?

Alors une coutume répandue dans quasiment toute l’Inde c’est celle de faire exploser des pétards et des feux d’artifices dans la rue en famille ou avec des amis le jour de la fête des Lumières. C’est une soirée vraiment particulière où les rues se transforment en véritables champs de fumée et d’explosion, on a l’impression d’être en pleine guerre civile sauf que les gens sont ravis ! Par contre il ne faut pas compter sur cette nuit-là pour dormir, la nuit est bien plus bruyante que celle du 14 juillet. C’est aussi une très belle fête parce que les gens mettent des lumières à leurs balcons et leurs fenêtres, la ville est illuminée de partout !

 

©Enora Guérif

Par rapport à la France, y-a- t-il des différences ou des points communs auxquels tu ne t’attendais pas ?

Les différences on ne les compte plus je pense en arrivant en Inde, on sort de sa bulle pour rentrer dans un environnement radicalement différent. Je trouve personnellement que les tamoules ont un très beau sens de l’hospitalité, parfois désarmant parce que des gens qui n’ont pas le dixième du confort dans lequel nous baignons persistent à vous donner ce qu’ils ont de meilleur. Une autre vraie différence est de ressentir que les gens se battent dans la vie en se plaignant peu. J’ai réalisé à quel point les français, y compris moi-même, se plaignent assez spontanément. Ce n’est pas juste un cliché !

 

A quoi ressemble la vraie nourriture indienne par rapport aux restaurants indiens qu’on
trouve en France ?

Le cuisine du sud de l’Inde est vraiment délicieuse. A Pondichéry il y a aussi ce que l’on appelle la cuisine créole pondichérienne, celle qui a mélangé depuis la période coloniale les ingrédients de la cuisine tamoule et les recettes des colons français. Cela créé des mélanges surprenants ! Il y a vraiment pleins de restaurants à Pondy, de cuisine traditionnelle, de cuisine punjabi, de cuisine créole et même de la cuisine occidentale, en cas de mal du pays. En France, les restaurants indiens sont souvent comme les restaurants asiatiques, ils ne différencient pas vraiment les traditions culinaires des différents états, et ils adaptent les plats aux goûts des occidentaux. En soit, ça ne vaudra jamais ce qui est cuisiné en famille en Inde. Il y a aussi une grande culture de la streetfood en Inde, des vendeurs de plats typiques qui ouvrent juste le midi et parfois le soir. Quand on commence à avoir des vendeurs préférés, on ne les lâche plus !

 

Comment t’attendais-tu à être accueillie et qu’elle en a été la réalité ?

En tant qu’étrangère occidentale je n’ai jamais été mal reçue. On ne peut pas oublier les marques de l’époque coloniale et du passage de l’Inde à une économie capitaliste. Les codes culturels occidentaux se mêlent aux traditions indiennes. C’est un pays où avoir des amis blancs est assez bien vu parce qu’on est associé aux castes aisées. L’attention que l’on reçoit est due d’une part à cet héritage et d’autre part à l’habitude d’hospitalité. C’est ce que je disais, Dans une relation de confiance comme celle que j’avais en stage ou par amis interposés j’ai rencontré des gens fantastiques. On observe en Inde une grande distance posée par les conventions sociales entre les gens de différents milieux (le système des castes se ressent toujours). Et surtout les Indiens ont au moins autant d’a priori sur nous que nous sur eux !

As-tu des observations à faire sur la condition des femmes ?

Je peux juste dire que c’est un sujet complexe dans lequel il est facile de se lancer avec nos grandes idées et notre perception occidentale. On pourrait en dire des chapitres, j’espère justement que le hors-série sur les femmes touchera à cette question. Chaque état est comme un pays différent et des classes aisées aux villages traditionnels on ne vit pas pareil le fait d’être une femme.

Comment t’attendais-tu as vivre l’éloignement de la France, de ta famille, tes amis ?
Comment l’as-tu vécu finalement ?

Mon choix de stage s’est fait selon le pays, je voulais vraiment vivre une période de décalage culturel et spatial par rapport à la France et à Sciences Po afin de prendre du recul. Je suis assez autonome mais j’ai quand même été surprise de voir à quel point les mois sont passés vite : quand on découvre tant de choses chaque semaine et qu’on a l’impression de vivre à 100% on n’a pas tellement le mal du pays. Je pense aussi que le fait d’avoir rencontré des Français et des Indiens avec qui j’ai pu voyager et discuter de ce qu’on vivait respectivement m’a beaucoup aidée à bien vivre cette période loin de la France.
Concernant la famille et et les amis, on arrive quand même bien à rester en contact aujourd’hui, ça ne m’a pas pesé tant que ça. Au contraire, être loin permet de réaliser la valeur des liens que l’on a avec les gens. Le plus dur a été le choc du retour, qui est souvent sous-estimé. Il faut réaliser que les personnes qu’on a quitté n’ont pas vécu les mêmes choses que nous et que toute notre expérience restera assez personnelle.

Quelque chose à ajouter ?

Je peux juste dire que l’Inde est le pays où on passe six mois ou un an à apprendre des milliards de choses et en même temps duquel on revient sans pouvoir faire de généralités. Chacun vit ce pays de manière radicalement différente, certains en ressortent traumatisés, d'autres y trouvent un espace de liberté fantastique. Il faut juste bien se connaître pour tenter l’expérience. Mais personnellement je pense que c'est un pays unique pour se remettre en question et garder des souvenirs inoubliables.

 

Un article d’Alice Lucas. Merci à Enora pour son témoignage. Si certains d’entre vous sont intéressés par l’Inde et souhaiteraient lui poser des questions, elle sera ravie de vous répondre !

Anaïs Leclère

09/11/2017

Anaïs Leclère

Un retour en photo empreint de nostalgie sur une année à l’étranger qui nous a ému, qui nous a mûri, qui a remis en question toutes nos attentes et nos a-priori.. D’émerveillements en désillusions, nous voulons nous faire partager l’évolution d’un regard sur le monde quand il se frotte à un autre quotidien.

D’Hampi au Jutunheim National Park, de Kolkata à Tromsø, , Anaïs Leclère a accepté de nous faire partager une année mouvementée à travers cinq clichés.

 

 

  • Inde

 

©Anaïs Leclère

 

 

 

En arrivant en Inde, je m’attendais à…
Un choc social et culturel bien plus important. Bien sûr, l’arrivée en Inde peut être brutale mais je m’attendais à “pire”, si j’ose dire cela ainsi. Pendant des mois, on m’a rappelé à maintes reprises qu’il fallait que je sois prête à encaisser ce fameux “choc” et qu’il fallait que je fasse attention à ma sécurité à tout prix, notamment ne jamais être seule. Certes, la réalité sociale est difficile ; tous les jours je vois des personnes – et bien souvent des enfants – mendier dans la rue. Je vois des choses auxquelles je n’aurai jamais été confrontée en France et auxquelles je n’aurai même jamais songé, comme le fait que des personnes handicapées, qui n’ont pas/plus l’usage de leurs jambes, ne disposent pas d’un fauteuil roulant.

Pour ce qui est de la sécurité, il faut dire que je me suis sentie à l’aise beaucoup plus tôt que je ne l’avais imaginé. Quand on est blanc – il n’y a pas d’autre façon de le dire – on fait l’objet d’une certaine bienveillance ici (en tout cas à Bangalore). Que ce soit au sein de mon ancien stage ou même dans la rue, je me sens privilégiée dans la façon qu’ont les gens d’être sans cesse prêts à m’aider. Cela n’a cependant pas que des avantages, les regards sont bien souvent beaucoup plus persistants si vous êtes blanc et si vous êtes une femme qui plus est.

Quel a été ton itinéraire depuis ton arrivée ?

Travaillant tout au long de la semaine, je ne peux sortir de Bangalore que pendant les weekends. Je suis déjà allée à Pondichéry, sur la côte est. Je me suis également rendue du côté ouest : une fois à Bylakuppe (ville d’Inde du sud qui accueille le plus de réfugiés tibétains) et Madikeri (assez proche de Bylakuppe, Madikeri est la ville la plus grande de la région du « Coorg » – notamment connue pour ses plantations de café) puis dans l’Etat de Goa (très fréquenté par les Russes et les Indiens du nord pour ses belles étendues de plage mais aussi très appréciable pour ses jolies rizières et anciennes demeures datant de l’ère coloniale portugaise).

A quoi ressemble une journée ordinaire ?
Ma « journée type » consiste à prendre un Uber ou une « auto » (c’est ainsi qu’on appelle les « rickshaw » ici) pour me rendre auAnais travail (une autre solution serait de louer un scooter, alternative ô combien tentante mais peut-être suicidaire au vu du trafic à Bangalore). La seule spécificité de ma journée de travail qui mérite d’être mentionnée est le déjeuner.  Ici, pas question de garder son assiette pour soi. Chacun pose son repas sur la table. Ainsi, tout le monde goûte ce qui a été cuisiné par les autres (même s’il faut avouer que mes pâtes au pesto ne remportent pas un franc succès, ni même ma purée au lait de coco).
Ensuite, je rentre chez moi après une heure coincée dans les bouchons, sous 30 degrés. Bien que le soleil se couche tôt – aux alentours de 18h30 – Bangalore offre de nombreuses possibilités pour occuper ses soirées (cinéma, concerts, restaurants), ce qui est d’autant plus faisable que le prix de la vie est deux à trois fois plus faible qu’en France.

Quelles sont tes impressions les plus marquantes ?

Je crois que ce qui m’a marqué – et qui continue de me marquer le plus – c’est d’avoir la constante impression qu’ici tout est compliqué, mais pas impossible (c’est d’ailleurs ce que le premier indien que j’ai rencontré, dans l’avion, m’avait dit). Quand vous demandez une information à quelqu’un, il essaiera de vous aider à tout prix, même s’il n’a aucune idée de la bonne réponse. Cela débouche sur des situations plus ou moins comiques (en fonction de votre humeur), comme la fois où j’ai arpenté une même rue pendant une heure avant de trouver le bon bâtiment. De même, il semble toujours plus ou moins possible de vous accommoder des règles.

Existe-t-il un mot ou une expression intraduisible en français ? 
Malheureusement, je n’ai que très peu de connaissances sur la langue locale, le kannada. Il est en effet très facile de parler anglais ici.

Quel(s) conseil(s) donnerais-tu à ceux qui aimeraient partir ?
La vie en Inde est très différente en fonction d’où vous décidez de vous installer. Renseignez-vous bien sur le climat, la taille de la ville, la population et je dirais même le niveau de pollution (je ne me serais pas vu vivre à Delhi par exemple).
Ensuite, essayez d’avoir quelques contacts avant d’arriver, cela rassure et aide beaucoup. Si jamais vous pouvez trouver un logement (je vous conseille la colocation) avant d’arriver, cela vous évitera beaucoup de stress et vous aidera à vous sentir bien plus rapidement.

Avant de partir, si j’avais su j’aurais…
Réfléchi à deux fois avant d’entreprendre un stage au sein de l’administration indienne. En effet, ce n’est pas ce que j’espérais en terme de dynamisme et de compétences professionnelles.

D’un côté beaucoup plus matérialiste, si j’avais su j’aurais pris une moustiquaire dans ma valise afin de ne pas être réveillée en pleine nuit par les piqûres – même si ça n’arrive peut-être pas à tout le monde.

 

Pendant ce voyage ou séjour, tu en profites pour…

Apprendre ! Au semestre dernier, j’étais en Norvège en tant qu’étudiante Erasmus. J’en ai beaucoup profité pour voyager mais, depuis que je suis en Inde, ce n’est plus ma préoccupation première. Quand je suis arrivée en Inde, j’ai eu tout de suite l’impression qu’il fallait que j’apprenne beaucoup de choses si je voulais comprendre et intégrer la culture locale. Plus j’interagis avec les locaux, plus je me rends compte que je ne connaissais finalement pas grand chose à ce pays il y a encore deux mois. Par exemple, en Europe, on parle beaucoup de Gandhi qui, certes, s’est battu de manière incroyable pour l’indépendance de son pays. Cependant, on a complètement fait l’impasse sur Ambedkar, personnage tout aussi, si ce n’est plus, important ! Ambedkar a en effet un parcours unique dans la mesure où il venait de la caste des « dalits », les intouchables, mais c’est pourtant à lui qu’on a fait appel pour rédiger la Constitution indienne. À travers cette Constitution, Ambedkar a sacralisé des valeurs pour lesquelles il s’est battu toute sa vie, telle que l’égalité, qui est malheureusement encore trop peu appliquée aujourd’hui en Inde.

Quels sont tes prochains projets ?
J’espère pouvoir rester en Inde jusque fin juillet, le temps de finir mon stage puis de voyager au nord de l’Inde, notamment dans la région du Cachemire.

Shankar Jakishan – Title Theme From Bombay Talkie

Cette semaine les Décloîtrés t’emmènent en terres Bollywoodiennes avec la musique du film Bombay Talkie écrite par Shankar Jaikishan. Ce duo de compositeurs indiens est en quelque sorte ce qu’Ennio Morricone est au Western Spaghetti, leurs BO novatrices étant aussi cultes que les films qu’ils accompagnent. Un talent qui n’a pas échappé à Wes Anderson puisqu’il a lui-même intégré cette musique à son film The Darjeeling Limited.