Les Décloîtrés

 Les Décloîtrés sont allés à la rencontre de Joséphine Reischel, étudiante allemande en service civique à l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes. À seulement 22 ans, elle a déjà vécu en Italie et en Angleterre, et elle nous parle aujourd’hui de son expérience personnelle et professionnelle en France.

En quoi consiste ton service civique ?
Je travaille pour le service d’insertion et relations professionnelles, le service des relations internationales, et le double cursus franco-allemand. Je soutiens les deux services et je travaille aussi six heures pour le Crous à Beaulieu. J’ai aussi lancé des projets ici, comme le projet tandem (qui consiste à mettre en relation des étudiants français et étrangers pour que chacun puisse pratiquer une langue étrangère), et j’organise une soirée de Noël sur le thème de la culture allemande.

P15304278_10207860002601711_1544266753313201503_oourquoi as-tu choisi de faire ton service civique en France ?
J’ai toujours voulu aller en France. Après mon bac j’ai voulu travailler comme jeune fille au pair mais je ne parlais pas français. Je suis donc allée en Italie. J’ai commencé à apprendre le français, et après ma licence de traduction je suis venue ici.

En quoi cette année en France est-elle un atout pour ton projet professionnel ?
Je voudrais faire un master dans les sciences culturelles ou le management culturel après cette année de service civique. J’aime apprendre de nouvelles langues, cette année va donc m’aider à améliorer mon français. Je veux aussi regarder ce qu’il est possible de faire comme master binational, avec une année en France ou en Italie, et une année en Allemagne.

Penses-tu qu’une année de mobilité à l’étranger est aujourd’hui indispensable pour tout étudiant ?
C’est obligatoire à Sciences Po, mais je pense que c’est très bien pour tout le monde de faire ça car c’est une expérience unique, où l’on apprend beaucoup de choses à la fois sur soi-même et sur une autre culture. On apprend à s’adapter et c’est utile pour toute la vie !

As-tu rencontré des difficultés particulières quand tu es arrivée en France ?
Oui, c’était difficile au travail car mon français n’était pas très bon, mais j’ai progressé assez vite comme tout le monde parle français ici. J’ai été bien accueillie, tout le monde a compris que je ne parlais pas très bien français.
C’est un peu difficile de rencontrer des gens en étant en service civique, comme je suis toute la journée dans le bureau, beaucoup de gens passent mais j’ai seulement à leur indiquer à quelle porte ils doivent frapper… J’ai donc mis un peu de temps mais je commence quand même à connaître des gens maintenant.

Avais-tu des craintes ou des a priori avant de venir ?
Pas vraiment, car j’ai fait un Erasmus en Angleterre, et comme j’avais deux colocataires françaises, je connaissais déjà un peu la culture française.

… Donc tu parles allemand, italien, anglais et français ?
Oui, et j’ai même commencé l’espagnol car c’est très similaire avec l’italien !

Existe-t-il un système de service civique en Allemagne ?
Oui, ça fonctionne plus ou moins pareil. Beaucoup de gens le font après le bac et on peut faire ça dans le domaine du social, de la culture et de l’écologie.

Comment as-tu su que le service civique existait aussi en France ?
Je fais un volontariat franco-allemand, organisé par l’OFAJ (Office Franco-Allemand pour la Jeunesse) C’est un programme dans lequel nous sommes 18 allemands en France, et il y a 13 français en Allemagne. Nous avons aussi quatre formations ensemble au cours de l’année.

Qu’est-ce que tu préfères le plus en France ? Et qu’est-ce que tu n’aimes pas  ?
J’adore le fromage, mais je n’aime pas trop la pluie ici, il pleut beaucoup trop à Rennes !

Qu’est-ce qui te manque le plus ?
Ma famille et mes amis évidemment. J’habite seule dans une résidence ici et c’est un peu anonyme, j’ai habité dans une colocation avant et ça me manque un peu…

 

Propos recueillis par Agathe Foucher et Enaël Février

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